Mon enfant est négatif ! 5 façons de retourner la situation

Enfant

Rien n’est jamais à son goût, autant, l’heure pour se coucher, que pour rentrer de dehors, le temps du bain ou bien le choix des repas, les rôties sont coupées en triangle plutôt qu’en carré et le chandail n’est pas celui qu’il voulait porter. Peu importe la raison, la satisfaction n’est pas au rendez-vous.

En tant que parents, nous finissons par être fatigués et à bout de ressources pour surmonter cette négativité. Souvent même, nous ne savons plus sur quel pied danser et nous marchons sur des œufs, ne sachant plus quoi faire, quoi penser et quoi dire.

C’est ici que le problème commence et s’intensifie, puisque le parent perd ses repères, il n’est plus un pilier, il n’est plus stable, puis les enfants ont une très grande capacité à ressentir cette instabilité. Moins vous aurez la conviction que vous savez comment intervenir auprès de votre enfant, plus votre enfant sera insatisfait et anxieux.

Voici 5 moyens pour intervenir face à des attitudes négatives et garder vos repères dans vos interventions.

Être clair

La clarté commence par une bonne communication, dans le but d’éliminer les malentendus et les suppositions. Par exemple, nommer l’heure du coucher, de rentrée et du bain… Clarifier avec l’enfant ce qu’il veut pour le déjeuner et de quelle façon il veut ses rôties coupées.

Laissez de l’autonomie

L’opposition au choix de vêtements, peut-être, un bon moment pour laisser place à l’autonomie de votre enfant en lui offrant de choisir lui-même son chandail. Même chose pour la négociation de l’heure d’entrée pour les plus vieux. C’est peut-être un bon moment pour discuter avec votre jeune, d’entendre son opinion, puis lui montrer que vous lui faites confiance.

Être clair avec votre enfant et lui laisser de l’autonomie sont deux façons d’agir qui déculpabilisent le parent en augmentant le sens des responsabilités à l’enfant en lui redonnant du pouvoir sur ses choix.

Dédramatisez

Personnellement, j’aime dédramatiser les situations en me demandant : « Qu’est-ce qui aurait pu arriver de pire ». Et « Comment cette situation ne serait-elle pas agréable comparativement à ce que je vis actuellement » ? Par exemple, mon enfant n’aime pas les patates douces que je lui sers dans son assiette et je me sens agacée, puisqu’il y a deux semaines il les avait aimées. Je peux me dire, à ce moment, qu’il aurait pu ne pas aimer tout ce qui est dans son assiette, chialer et la jeter parterre, mais il a seulement dit : « Je n’aime pas tes patates » !

Être soi-même positif

Il est trop facile de rentrer dans le cercle de la négativité en mettant notre énergie et notre attention sur ce que notre enfant fait de négatif plutôt que sur ses bons coups. Ici, je vous conseille de vous lever le matin avec la ferme intention de chercher ce que votre enfant fait et dit de positif, même si parfois ce n’est pas toujours évident. Il faut se rappeler que vous êtes le parent et c’est vous qui avez le pouvoir de transformer les moments ordinaires en moments extraordinaires.

Utilisez la gratitude

La gratitude est une ressource sous-estimée, mais tellement puissante. Remerciez cette situation de négativité en observant ce qu’elle vous apporte de bon dans votre vie, puisque si elle existe, elle vous apprend quelque chose et vous fait évoluer. Prenez aussi le temps de vous arrêter et de remercier votre enfant de faire partie de votre vie, puis nommer tout ce qu’il vous apporte de positif, que manqueriez-vous sans lui.

En intégrant ces 5 attitudes dans votre vie, vous pourrez voir les situations négatives avec une perspective différente qui agrémentera votre vie familiale en la rendant plus légère et positive ! Bonne pratique !